La petite vendeuse de Soleil

Le ciné-concert du groupe Oriki

Oriki, formation au carrefour des musiques africaines et arabes collabore pour ce projet avec Woz Kaly, chanteur sénégalais à la carrière internationale sur une création autour du film «La Petite vendeuse de soleil» de Djibril Diop Mambèty. Une histoire de courage et d’amitié, un conte urbain qui, à travers le regard des enfants de Dakar et celui particulièrement lumineux de Sili, nous parle d’un continent tout entier, de son peuple et de sa volonté de rester debout. (Sénégal, 1999)

La musique d’Oriki puise dans l’essence des musiques populaires pour créer un répertoire de compositions originales entre tradition et innovation. L’extraordinaire cohérence entre les rythmes et mélodies d’Afrique et d’Orient, est au cœur des compositions et arrangements d’Oriki . Les mélodies et les riffs, où s’entremêlent, guitare, kalimba, oud, bouzouki, et les structures rythmiques portées par le daf, le bendir, le rik, les bongos ou le sabar, offrent un support idéal au chant et improvisation vocale en langue Wolof.
Après 20 ans de collaboration musicale au sein du collectif de jazz Mawwal, Yann Salètes et Mourad Baïtiche proposent à Somar El Nasser, musicien syrien issu de la célèbre « Maison du Oud » du Caire, de développer une musique hybride au croisement des musiques africaines et arabes.

Ils proposent à Woz Kaly d’incarner par sa voix ce voyage musical. Grâce à sa capacité d’improvisation, sa générosité sur scène et la singularité de son parcours artistique, il représente une des voix sénégalaises avec lesquelles il faut compter. Fondateur du groupe Missal et chanteur dans Touré Kunda, il développe une carrière solo au Sénégal, tout en multipliant les collaborations internationales sur scène (Youssou N’Dour, Mokhtar Samba, WDR Big Band, Etienne Mbapé, Flavia Cohelo, Jean-Pierre Como,…).

Le choix de « la petite vendeuse de soleil » c’est imposé aux artistes avant tout par la forme. Véritable conte urbain, le film se passerait presque de la compréhension des paroles. La musicalité qui se dégage des images du film, a rapidement charmé les musiciens et fait naître des envies artistiques.
Vient ensuite le fond du film. Djibril Diop Mambèty interroge la transformation des sociétés et la coupure des liens sociaux traditionnels et culturels. Aborder ce sujet par le prisme artistique, et développer autour de celui-ci une création, renforcé par des actions de médiations et de coopération internationale fait sens.

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Le film

La vente de journaux à la criée dans les rues de Dakar est l’apanage des garçons. Sili, douze-treize ans, une jambe ballante appareillée, quitte chaque jour sa cité pour la ville, afin d’y mendier et de nourrir sa famille. Un matin, elle se fait bousculer par un jeune vendeur. Elle décide alors de cesser de mendier pour vendre, elle aussi, des journaux… « La petite vendeuse de soleil » de Djibril Diop Mambety présente avec un parti pris d’accessibilité et de légèreté la réalité des rues de Dakar et le dur quotidien de ses enfants qui tentent chaque jour d’y survivre.

Djibril Dop Mambéty Djibril Diop Mambéty est né en 1945 à Dakar. Il commence sa carrière comme acteur, au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens. Après deux courts métrages et deux longs métrages unanimement salué par la critique internationale, il entreprend en 1995, une trilogie qu’il appelle Histoires de petites gens. Il n’en tournera que les deux premiers volets, Le Franc (1995) et son dernier film, La Petite Vendeuse de soleil (1998). Il ne verra jamais ce dernier film, car il meurt d’un cancer du poumon le 23 juillet 1998. Cinéaste-poète atypique, inventif, plein d’humour et attaché viscéralement à défendre les petites gens face aux puissants, il figure parmi les plus grands cinéastes africains.

Extraits du film : https://www.theatre-contemporain.net/video/territoires-cines-La-Petite-vendeuse-de-soleil-Djibril-Diop-Mambety-71e-Festival-d-Avignon?autostart

L’«Oriki» complète le nom de famille pour attribuer à un individu un ancêtre, une lignée ou un destin mythique. Ce nom fait référence aux filiations familiales et musicales des artistes avec l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.

Woz Kaly : Chant, Guitare – Yann Salètes : Composition, Guitare, Sabar, Kalimba – Mourad Baïtiche : Daf, Rik, Bendir, Bongos – Somar El Nasser : Oud, Bouzouki, Rik – Khaled Baïtiche : Scénographie, régie vidéo

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